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Rencontre avec Hélène Simonet, responsable de projet « Le Projet Caméléon », aujourd’hui incubé par Ronalpia !

Hélène Simonnet, 23 ans, est étudiante en Master 2 à l’IAE Lyon. En septembre 2015, elle a co-fondé Enactus IAE Lyon et lancé « le projet Caméléon », qu’elle porte aujourd’hui avec Eva et Marie. En guise de stage, elle travaille depuis mars sur son projet Enactus via l’incubateur Ronalpia, pour en faire une véritable entreprise sociale ! Elle nous raconte son expérience et comment le programme Enactus France a changé sa vie.

Une expérience Enactus transformatrice

Découverte et débuts avec Enactus :
Au cours de son Master 1 « Affaires internationales » (2015-2016), Hélène décide de co-fonder Enactus IAE Lyon avec deux amies (Romane & Flora). C’est pour elle l’occasion idéale de monter un projet dans un domaine qui lui tient à cœur : la santé : « cela a a été un très très joli hasard qui m’a permis de faire le premier pas. Et c’est mon investissement pour Enactus qui m’a conduite à choisir un Master 2 Entrepreneuriat alors que je ne connaissais absolument pas ce domaine avant, c’est vraiment Enactus qui m’a tout fait découvrir. »

L’expérience Enactus : de l’idée à un véritable projet d’entrepreneuriat
En 2014, Hélène est bénévole au Centre Léon Bérard et participe à la « course des héros » pour favoriser la recherche sur le cancer. Cette expérience l’amène à un premier constat, et c’est en l’aidant à concrétiser et formaliser son idée qu’Enactus lui a permis de véritablement passer à l’action : « J’avais constaté au Centre Léon Bérard qu’il y avait des jeunes de mon âge qui ne pouvaient pas suivre leurs cours à distance, et je trouvais cela complètement absurde que l’on ne puisse pas recevoir des cours par mail. Il s’agissait d’une problématique qui m’intéressait particulièrement, et Enactus m’a permis de travailler dessus. Sans Enactus il n’y avait pas de projet ! J’avais le constat mais je n’avais rien d’autre ! »

Ton aventure Enactus en 3 mots ?
Bienveillance, changement, professionnalisation

Un moment Enactus que tu n’oublieras jamais ?
« Le Leadership Week end en septembre 2015. Lorsque nous avons dû nous présenter, Romane et moi-même, nous avons déclaré : « nous venons de l’IAE LYON et nous réfléchissons, nous allons peut être monter une équipe Enactus… nous ne savons pas encore ». Trois mois plus tard nous avions déjà 3 projets et 15 membres pour Enactus IAE Lyon ! Je m’en souviendrais toujours parce que nous ne nous rendions absolument pas compte de ce qui allait se passer ! [rires] »

Le plus grand changement : L’incubation par Ronalpia !
« Et aujourd’hui le projet se professionnalise ! Nous entrons chez Ronalpia et nous allons progressivement devoir quitter Enactus, à regret. D’un côté c’est une bonne nouvelle car cela signifie que le projet va se monter, développer ses statuts, se lancer en tant que start-up ! »

Le projet Caméléon : son évolution et ses défis
« Le projet Caméléon » apporte une réponse au constat suivant : de nombreux étudiants hospitalisés arrêtent leurs études après la maladie. Pour y répondre, le projet Enactus propose aux écoles post-bac des services de gestion à distance de leurs étudiants hospitalisés afin de leur permettre de continuer la vie ordinaire et maintenir le lien avec les études le temps du traitement.
Comment ? D’un côté pratique à travers l’organisation des examens à l’hôpital et la réception des cours par Internet ; et d’un côté social par l’intermédiaire d’un étudiant présent en cours qui sert de « point de contact » entre l’étudiant malade et la classe. Ce lien est fondamental lorsque l’étudiant « caméléon » est de nouveau présent à l’université !

Le projet dans 2 ans ?
«Actuellement nous avons 2 bénéficiaires, c’est à dire 2 écoles sur 2 hôpitaux. Cela reste assez limité, mais nous avons 3 à 4 écoles qui sont de possibles futurs testeurs dans l’année : donc c’est maintenant que cela démarre vraiment !
D’ici à un an : nous aurons une offre qui sera commercialisée. J’aimerais bien que d’ici 2-3 ans nous soyons bien implantés sur la région lyonnaise, ce qui représenterait 10-15 écoles qui seraient suivies par le projet et à beaucoup plus long terme – 5 à 10 ans peut être – un élargissement au niveau national. Ce sont mes objectifs.»

Qu’est-ce que l’incubation chez Ronalpia change au projet ?
Ce changement demande beaucoup d’adaptation en terme de coordination et de l’organisation de l’équipe : « Je travaille à 100 % sur ce projet, c’est un nouveau rythme pour moi. Il s’agit également d’un véritable changement pour Eva et Marie qui sont toujours étudiantes et qui doivent pouvoir suivre, sans que cela ne leur prenne trop de temps ».
Hélène insiste sur l’importance de l’apport de chacun des membres d’un projet, quelque soit le temps passé à partager l’aventure : « cela ne change en rien l’empreinte qu’elles ont mise sur le projet, le travail qu’elles y ont investi ».
Le nom aussi change : “Le Projet Caméléon” deviendra bientôt “Campus Caméléon” !

Quels ont été les étapes marquantes dans la construction du projet ?
« Il y a des étapes qui vont sembler un peu anodines mais qui ont apporté un bien fou au projet, et qui ont apporté de la confiance en soi à tous les membres du projet : ce sont les concours d’entrepreneuriat et ces moments où nous sommes allées pitcher devant des professionnels. C’est lors de ces moments que nous nous rendons compte que le projet a de l’intérêt, et que nous pouvons construire quelque chose. Lors de ces concours, nous sommes parvenues à formaliser notre offre de services.
C’est comme cela que nous sommes arrivées là : cela nous a donné confiance, nous a apporté de la crédibilité et nous a ouvert un réseau ! » [Le Projet Caméléon a participé à 4 concours, et en a gagné 3 (Gem entreprendre, La riposte, Challenge citoyen CGI)]

Un message pour les étudiants Enactus :
« Donnez vous la peine si vous avez envie de le faire. Il faut aménager son emploi du temps et donner de son temps, même si on a l’impression de ne pas en avoir : en réalité, quand on veut on peut !
Et il ne faut pas rêver : Enactus c’est merveilleux, c’est génial, à chaque fois que l’on termine un séminaire on est toujours sur-motivés, c’est absolument énorme. Mais il faut garder à l’esprit, qu’un projet c’est aussi énormément de travail et qu’Enactus ne va pas le monter pour vous. Il faut quand même un peu bosser, désolée…[rires] »

Propos recueillis par Colette Bottazzi

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