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Tigoun

Enactus Centrale Lyon 

Arrivé depuis peu à Madagascar pour six semaines, Enki Barache, 22 ans et franco-malgache, est sur le point de terminer sa formation d’ingénieur à l’Ecole Centrale de Lyon (ECL). Madagascar, il y va régulièrement depuis son enfance et l’idée d’y monter un projet, il l’avait déjà depuis longtemps !

 

« Quand j’étais petit, je voyais des jeunes qui avaient mon âge et qui n’avaient pas du tout accès à la même chose que moi. C’était un peu une sorte d’incompréhension que j’ai transformée en volonté de m’investir personnellement pour le développement du pays. »

 

C’est pour ça qu’il a d’ailleurs choisi la filière entrepreneuriale en 3ème année à l’ECL.

A ce moment là, Enki rencontre Gauthier Perrin qui vient de passer un an à Madagascar et très vite ils décident de monter un projet ensemble dans ce pays auquel tous les deux sont attachés, le projet Tigoun. En octobre, la responsable de leur filière les met en contact avec Enactus. Pour Enki :

« Enactus nous apporte surtout des outils. Avec Enactus Academy, par exemple, on a accès à des Business Model Canvas d’autres projets Enactus, ce qui est inspirant pour nous. Le réseau d’Enactus nous permet aussi une mise en relation avec des contacts pertinents pour notre projet. »

Quatre mois plus tard Enki et Gauthier remportent la Social Cup avec à la clé un an d’incubation chez Makesense qui débutera en septembre 2019.

Monter un projet à Madagascar depuis la France, c’est possible ?

Développé entre la France et Madagascar, le projet Tigoun est encore assez jeune. Avec la double casquette d’étudiants (en fin de cursus) et d’entrepreneurs, Enki et Gauthier s’investissent au maximum pour leur projet, que ce soit à distance ou actuellement sur place. Enki nous explique plus clairement leur projet :

«  Avec Tigoun, nous développons un sac de conservation du riz à la fois performant, accessible et écologique avec pour objectif d’améliorer les revenus des pays du sud et plus en particulier de  Madagascar. C’est vraiment ça notre mission ! »

Depuis la France, Enki et Gauthier décident d’aller à la rencontre d’acteurs très différents et font un benchmark des solutions actuelles de conservation alimentaire. Au fil du temps leur solution voit le jour.

Madagascar est un pays où 2/3 de la population active est productrice de riz, soit 8 millions de personnes. Pour beaucoup de producteurs, il est difficile de vivre décemment de cette activité car la variation des prix du riz est forte tout au long de l’année. En ayant des solutions de stockage peu efficaces, les agriculteurs sont souvent contraints de vendre toute leur production juste après la récolte, au moment où les prix sont au plus bas. Les producteurs doivent ensuite racheter du riz pour leur consommation personnelle au prix fort.

Pour Enki : « Ils sont dans un cercle vicieux d’endettement et de pauvreté. »

L’enjeu est donc d’amorcer une transition vers des matériaux plus performants, durables et écologiques pour améliorer les revenus des producteurs. Leur sac  permettrait une conservation de 12 mois au lieu d’un actuellement, tout en réduisant l’utilisation massive du plastique. Les agriculteurs pourraient alors vendre leur production tout au long de l’année à des prix plus justes. Cela leur permettrait de gagner l’équivalent des frais de scolarité de 3 à 4 enfants.

Et maintenant ?

Les semaines à venir, Gauthier et Enki s’activent à Madagascar : Gauthier sur la partie stratégique et Enki sur l’étude de terrain tant attendue. Il ira à la rencontre des agriculteurs, des potentiels partenaires et des ONG. En parallèle, ils travailleront sur leur solution technique. Leur objectif après cette immersion ?

« Nous voulons aboutir à un premier prototype de sac testé et validé cette année. Le but est d’avoir nos premiers clients. »

Un de leurs enjeux majeurs actuels est aussi d’avoir un modèle économique viable. Ils comptent donc sur l’accompagnement actuel d’Enactus et leur prochaine incubation chez Makesense pour relever ce défi. Une fois la pérennité du projet assurée, ils veulent avoir un maximum d’impact et voient les choses en grand :

Dans 5 ans, nous dit Enki, l’objectif est que le projet soit passé à l’échelle industrielle, que la production de sacs se fasse dans 2-3 usines, afin d’avoir un maximum d’impact ! »

Si vous voulez suivre l’avancement de leur projet, n’hésitez pas à liker  leur page FB. C’est aussi votre soutien qui les aidera à atteindre leurs objectifs !

 


OBJECTIF DE DEVELOPPEMENT DURABLE n°2 : BONNE ALIMENTATION ET AGRICULTURE

Éliminer la faim, assurer la sécurité, alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable. Cet objectif vise à pouvoir donner à tous une alimentation saine, nutritive et suffisante tout en assurant la viabilité des systèmes de production et des revenus des producteurs locaux.